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Les Politiques d’Inclusion au Service de la Diversité

12. Toute politique d’inclusion sociale doit conduire au dépassement des inégalités de genre et de groupe ethnique, et promouvoir un accord de cohabitation respectueux des différences.

13. Les migrations sont un facteur explicatif des processus d’urbanisation mondiaux. On calcule que la moitié de la population humaine, 3.300 milliards de personnes, vit dans une zone urbaine. On estime qu’en 2030 cette population atteindra 61 %. De plus, d’après les projections, 95 % de la croissance de la population urbaine mondiale jusqu’en 2027 serait absorbée par les villes des pays d’origine des migrations (exode rural).

14. Le domaine local est l’espace de gestion réelle de la réalité migratoire. Pour les gouvernements locaux, le défi réside dans la manière de planifier leur action du point de vue stratégique, flexible et intégral. Cette planification doit être adaptable en permanence aux nouvelles demandes sociales et capable d’innover dans l’action face à la nouvelle et riche diversité socioculturelle.

15. La perspective de l’inclusion conduit à promouvoir les relations interculturelles entre communautés culturellement différentes. Concrètement, les politiques interculturelles doivent avoir comme caractéristique la conjugaison de la reconnaissance des différences et la promotion d’un cadre de convivialité basé sur des valeurs civiques communes. Cet accord de convivialité doit se déployer sur la base des droits humains et, plus précisément, du droit à la ville.

16. Il est nécessaire de stimuler les territoires – les villes et leurs zones métropolitaines fondamentalement – pour qu’ils soient des agents proactifs dans les réseaux internationaux de coopération en matière de migrations. La coopération publique décentralisée offre un grand potentiel pour que les villes émettrices et réceptrices de personnes migrantes travaillent ensemble, travail qui doit avoir pour objectif de promouvoir le développement humain dans des conditions de mondialisation.