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Les jeunes se réapproprient l’espace public par le biais du dialogue et de la planification coopérative

Tacoma
États-Unis

 

 

Le programme Skatepark de Metro Parks Tacoma visant à responsabiliser les jeunes par le biais de l’action communautaire et de l’inclusion socialeplanifie et développe un réseau d’espaces publics conçus pour la pratique du skate, dans un processus d’étroite collaboration entre la communauté de skaters et Metro Parks. Par le biais du programme, la Ville vise à responsabiliser les jeunes skaters dans la communauté et à améliorer l’image des skaters auprès des habitant-e-s en général.

 

Histoire 

 

Le programme est le résultat d’un conflit entre les jeunes skaters et les entreprises locales dans le quartier du centre-ville qui a été rénové en 2002. Une politique publique municipale avait été lancée pour interdire la pratique du skate dans la ville.  À partir de réunions régulières entre les différentes parties prenantes, pour permettre le dialogue entre les skaters locaux, les représentant-e-s de la ville et les détracteurs du skate et pour créer des solutions à une situation conflictuelle, le processus a permis aux skaters de prendre l’initiative pour créer un plan, choisir les sites et co-concevoir les espaces dédiés aux skaters.

 

Stratégie 

 

Les skaters ont conçu un plan basé sur un système à différents niveaux comprenant la création de « microsites », petits endroits pour la pratique du skate, dans toute la ville ; un nombre beaucoup plus réduit de Skatepark intermédiaires répartis sur toute la ville et un seul skatepark de niveau avancéLe premier microsite s’est achevé début 2006. Le plan a été inscrit dans le plan stratégique de Metro Parks et, en 2005, le programme Park Bond a inclus une allocation de 750 000 dollars pour les Skatepark devant être créés autour de la ville. La mise en œuvre de la politique implique les skateboarders du quartier, la ville de Tacoma et Metro Parks Tacoma, et lesorganisations de pairs telles que Skaters for Public Skatepark, une ONG nationale. La création d’un skatepark entraîne un processus complexe qui permet l’implication de la communauté du skate à chaque étape.

 

Les conditions pour le succès du programme sont au nombre de trois : 

 
(1) la construction d’espaces homologués pour les jeunes pratiquant le skate (par exemple, Skatepark et espaces pour le skate) qui sont ouverts à l’usage public et qui répondent aux besoins de la communauté; 
(2) l’acceptation de la communauté et l’adoption éventuelle de cette activité d’inclusion pour les jeunes
(3) une implication accrue des jeunes marginalisés. 

 

Résultat et bénéficiaires : 

 

Le résultat final est la responsabilisation des jeunes et une importante participation aux questions touchant la communauté. La politique visait au départ à bénéficier aux jeunes pratiquant le skateboarding, garçons et filles, qui sont responsabilisés grâce au programme et peuvent bénéficier de Skateparks bien conçus.

Le programme a aussi bénéficié aux résidents, à la population de Tacoma, à la communauté des entreprises locales qui ont contribué à la recherche de solutions pour l’usage de l’espace public par les skaters dans le centre-ville, ainsi qu’à la ville de Tacoma qui a trouvé des approches optimales pour satisfaire les besoins de ses habitants et responsabiliser ses jeunes citoyens.

 

Financement 

 

Outre l’approbation de la mesure financière Parks Bond, le programme Skatepark dépend essentiellement du bénévolat et des dons de la communauté et du quartier pour satisfaire ses besoins financiers, et  de quelques financements privés (essentiellement, sous la forme de services). La construction physique des Skateparks est principalement financée par le biais du programme Park Bond 2005, qui comprend une allocation de 750 000 dollars pour les Skateparks, avec la possibilité de dons extérieurs ou d'autres contributions. Certains skaters participent à des initiatives de projets plus vastes dans lesquels interviennent d’autres sources de financement.

 
Obstacle :
 
L’un des principaux obstacles rencontrés a été la réticence sociale des communautés locales envers la création  d’un skatepark dans leur quartier. Ainsi, il a été difficile d’identifier les meilleurs emplacements de skate qui soient bien acceptés par la communauté locale. La description du cas comprend les pré-requis et les recommandations aux villes souhaitant mettre en œuvre une intervention similaire de skateboarding.