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Cohésion sociale à Badr Nazzal : Le rapprochement de la communauté locale et des réfugiés

Amman
Jordaniie

 

Dans la seule année 2016, plus de 435 000 syriens étaient recensés à Amman. L’afflux de réfugiés syriens a augmenté la pression qui pèse sur l’infrastructure municipale et les services publics, notamment au regard de la formation, du transport, des espaces publics, de la gestion des déchets, de l’énergie et de l’eau. La réponse globale de la municipalité du Grand Amman est de trouver des moyens permettant de réduire les tensions socio-culturelles et la ségrégation spatiale entre les communautés d’accueil et de réfugiés.

Cet objectif de grande ampleur mise sur des partenariats à intervenants multiples. L’un de cet exemple est illustré par l’initiative entre la municipalité du Grand Amman, l’Agence française de développement, la Croix-Rouge française et le Croissant Rouge jordanien. Cette coopération a pour but de renforcer la résilience des populations vulnérables, d’améliorer les conditions de vie, de développer la communication sociale entre les réfugiés et la communauté locale et de mettre en place des activités locales ainsi que des opportunités de développement des capacités à Badr Nazzal, un quartier situé au Sud du centre-ville.

L’étude de cas ci-dessous présente deux micro-projets de cette initiative, à savoir la réhabilitation des parcs locaux et l’organisation de séances d’entraînement de football destinées à des enfants syriens et jordaniens. Les deux initiatives démontrent comment la cohésion sociale peut être renforcée par la création d’espaces de rencontre et de réseautage social.

Cette étude de cas a été développée dans le cadre du projet européen MC2CM, Migration Ville à Ville en Méditerranée, un projet coordonné par l’ICMPD et financé par l’Union européenne et l’Agence suisse pour le développement et la coopération. Le projet MC2CM travaille depuis 2015 avec les villes d’Amman, Beyrouth, Lisbonne, Lyon, Madrid, Tanger, Tunis, Turin et Vienne au renforcement des connaissances sur la migration urbaine.

En outre le projet cherche à entretenir un dialogue entre pairs et un apprentissage réciproque sur les défis urbains spécifiques tels que la cohésion sociale, le dialogue interculturel, l’emploi et la mise en place de services de base pour les migrants, entre autres. Cette étude de cas a été choisie par la municipalité du Grand Amman afin de présenter un cas pratique contribuant à l’inclusion sociale des migrants au niveau local.