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Agriculture urbaine et inclusion sociale

Rosario
Argentine

 

Le Programme d’Agriculture Urbaine (PAU) a pour objectif la réutilisation du foncier urbain vacant pour l’agriculture agroécologique par les secteurs marginalisés de la société locale, en assurant la sécurité alimentaire et des sources alternatives de revenus aux plus démunis, en fournissant des services publics comme la revitalisation des terrains urbains dégradés et le développement des espaces verts. Le programme a démarré en 2002 et il est toujours en cours.

Objectifs du programme

Le PAU a pour but de créer des entreprises productives basées sur la communauté pour garantir la sécurité alimentaire aux citoyens pauvres et pour générer des revenus significatifs; promouvoir des stratégies de participation et des formes solidaires de production, la transformation, la commercialisation et la consommation de produits sains ; et récupérer des zones urbaines délaissées en les utilisant à des fins sociales et productives.

Bénéficiaires, financement et implantation

Les bénéficiaires de ce programme sont : les familles en situation de pauvreté structurelle et de vulnérabilité nutritionnelle ; les habitants de la ville, qui bénéficient de la régénération des espaces urbains, d’un approvisionnement en produits sains, locaux, à travers les marchés des agriculteurs partenaires du programme ; et de nouvelles opportunités d’échange social durable.

Le financement municipal des projets est décidé dans le cadre de la politique du Budget participatif de Rosario. La mise en œuvre du projet est menée dans les assemblées de district et les activités sont privilégiées en fonction des décisions prises par la communauté.

Principaux résultats et obstacles

Les principaux résultats du programme sont : garantir la sécurité alimentaire et des revenus additionnels à environ 2 000 citoyens ; régénérer des espaces urbains détériorés pour un usage productif et durable ; encourager l’estime de soi et l’intégration sociale des groupes marginalisés; ainsi que l’obtention du prix des meilleures pratiques UN-Habitat en 2004.

Les principaux obstacles ont été : le peu de connaissances agricoles des bénéficiaires, essentiellement des personnes au chômage ayant travaillé dans des secteurs tels que la métallurgie et le bâtiment ; la demande de garanties concernant l’exploitation des terres par les agriculteurs ; et l’absence de marchés d’agriculteurs structurés.