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Charte Européenne des Droits de l’Homme dans la Ville

La Charte Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme dans la Ville (Saint Denis, 2000) est le résultat du travail préparatoire initié à Barcelone en 1998 dans le cadre de la conférence « Villes pour les droits de l’Homme », organisée en commémoration du 50ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Ont participé á la rencontre des centaines de maires et de représentant-e-s politiques de différentes villes européennes, qui ont uni leurs voix pour revendiquer une plus grande reconnaissance politique comme acteurs clef dans la sauvegarde des droits humains dans un monde de plus en plus urbanisé.

Les villes participantes à la rencontre ont adopté le « Compromis de Barcelone », qui constituait une feuille de route pour l’adoption d’un document politique visant la promotion du respect, la protection et la garantie des droits humains au niveau local.

Durant les deux années suivantes, le projet de Charte Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme dans la Ville a été élaboré, fruit d’un dialogue pluraliste entre des villes européennes, représentant-e-s de la société civile et des experts dans le domaine des droits humains. Le projet a été discuté et, finalement, adopté à Saint-Denis en l’an 2000.

Depuis lors, une conférence européenne a lieu chaque deux ans pour partager les avancées effectuées par les villes signataires, plus de 400 actuellement, dans la mise en œuvre de la Charte. Pour le moment, ont eu lieu les rencontres suivantes :

  • 1998, Barcelone (Espagne)
  • 2000, Saint-Denis (France)
  • 2002, Venise (Italie)
  • 2004, Nuremberg (Allemagne)
  • 2006, Lyon (France)
  • 2008, Genève (Suisse)
  • 2010, Tuzla (Bosnie-Herzégovine)

Après la conférence de Genève (2008), les villes les plus actives du réseau (Barcelone, Saint-Denis / Plaine Commune, Lyon, Genève et Nantes) ont décidé de confier la promotion de la Charte Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme dans la Ville à l’organisation mondiale des villes, Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), à travers la Commission d’Inclusion Sociale, de Démocratie Participative et des Droits Humains.

Depuis 2006, la Commission, sous la direction politique de la Députation de Barcelone (Espagne), dans un premier temps, puis sous celle de la ville de Nantes (France), a également travaillé à l’élaboration d’une charte municipale des droits humains de portée mondiale, la Charte-Agenda Mondiale des Droits de l’Homme dans la Cité, que CGLU a formellement adopté en 2011 dans le cadre de son Conseil Mondial de Florence, auquel ont pris part plus de 400 maires du monde entier.

Les différences principales entre la Charte-Agenda et la Charte Européenne résident dans leur portée géographique (mondiale pour l’une et européenne pour l’autre), ainsi que dans leur agenda ou plan d’action locale, dont dispose la première. C’est à dire, dans la Charte-Agenda Mondiale des Droits de l’Homme dans la Cité, tous les droits humains visés dans le document sont accompagnés d’un plan d’action qui sert de référence aux gouvernements locaux pour avancer de manière concrète dans leur mise en place.