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Neuf nouvelles études de cas sur les politiques locales d'inclusion sociale des migrants

Dans le cadre du projet de coopération entre villes MC2CM, l'Observatoire Villes Inclusives de la Commission met en accès de nouvelles études de cas grâce à l’expérience de neuf villes méditerranéennes qui ont partagé leurs initiatives en matière d’inclusion sociale des migrants. Dans un contexte de globalisation de la mobilité humaine, ces études de cas illustrent le rôle clé joué par les gouvernements locaux pour garantir la cohésion sociale et l’universalité des droits au niveau territorial ; un élément central dans l'effort partagé pour « ne laisser personne pour compte ».

Approche par les droits et participation : clés de l’action locale

Carrefour migratoire, la région Méditerranée est confrontée aujourd'hui à des épisodes dramatiques et des défis de premier ordre en termes de mobilité humaine et de garantie des droits humains. En ce sens, la diversité géographique des villes étudiées permet d’évaluer comment ces enjeux se traduisent au niveau local, produisant différentes dynamiques en fonction du niveau d’autonomie et décentralisation ou de la place de chaque ville sur l’ensemble des routes migratoires régionales.

Les villes d’Amman (Jordanie), Beyrouth (Liban), Lisbonne (Portugal), Lyon (France), Madrid (Espagne) Tanger (Maroc), Turin (Italie), Tunis (Tunisie) et Vienne (Autriche) partagent, en dépit de la diversité de leurs réalités et de leur capacité d’action, la volonté d’une approche fondée sur les droits et la participation citoyenne.

Les cas d'Amman, de Lisbonne ou de Lyon montrent le lien important entre inclusion sociale et espace public, avec des projets axés sur la revitalisation des quartiers précaires et le renforcement de la médiation et de la convivialité dans l’accès à l'espace public. La question de la justice socio-spatiale est au même temps très liée à l'accès à un logement convenable, ce qui la ville de Tunis promeut par le biais d’un programme d'amélioration de la médina historique de la capitale tunisienne.

Un autre point abordé souvent par les villes est celui des programmes de formation et de promotion de l’emploi. Madrid et Vienne, par exemple, développent des politiques spécifiques visant à offrir de l'emploi et de la formation professionnelle aux réfugiés ou aux migrants en situation de chômage de longue durée. En revanche, Turin, Beyrouth et Tanger soulignent le lien important entre l’initiative de la société civile locale et l’administration municipale ; deux institutions qui peuvent coopérer pour garantir l’accès aux services de base, la participation politique et l’universalité des droits humains.

Les études de cas sont le fruit d'un projet de coopération entre villes méditerranéennes

Le pari du projet MC2CM (Migration entre les villes de la Méditerranée) est de contribuer à l'amélioration de la gestion des migrations au niveau urbain grâce à la coopération et à l'apprentissage entre villes méditerranéennes. La première phase de ce projet a été coordonnée par l'ICMPD (Centre international pour le développement des politiques migratoires), avec le financement de l'Union européenne et de la Direction suisse du développement et de la coopération. CGLU et notre Commission ont collaboré en tant qu’organismes partenaires dans le développement et la mise en œuvre de ce projet (voir des exemples de la participation de notre Commission ici et ici).

Enfin, pour réaliser ces fiches et les inclure dans l'Observatoire Villes Inclusives, notre Commission a mis en place un partenariat  avec des chercheurs de la Developement Planning Unit de l'Institut Bartlet (University College London), permettant ainsi de poursuivre les alliances entre pouvoirs locaux et le secteur de la Recherche.

Des voix locales dans la gouvernance mondiale de la migration

Alors que le processus autour du Pacte mondial pour les migrations  s’achève à la fin de l’année, CGLU et notre Commission continueront à offrir des espaces d’échange et de valorisation des initiatives locales pour garantir l’universalité des droits. Comme le montrent les études de cas présentées ici, l’inclusion sociale des migrants doit être un effort partagé à toutes les échelles, du local au national. Pour cela, il est nécessaire de continuer à travailler afin que la voix des gouvernements locaux soit entendue avec force dans la définition des stratégies nationales et mondiales pour la migration.

Pour plus d'informations sur ce processus, n'hésitez pas à nous contacter ici.